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souvenirs de spectacles, histoires de chansons et autres anecdotes...
"Les rêves en-chantés"
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J'ai soif, j'ai besoin d'eau
Peux-tu m'en donner ?
J'ai soif, j'ai besoin d'eau
Pour pouvoir pousser
(Le jardinier voit Germaine, et lui dit :)
Oh ma pauvre petite graine
Je vais te donner de l'eau
Avec mon tuyau Oh oh oh
Oh ma jolie petite graine
Je voudrais que tu deviennes
Une jolie fleur
Voudrais que tu deviennes
De toutes les couleurs
Oh oh oh oh
Refrain
(Un enfant voit Germaine, et lui dit :)
Oh ma pauvre petite graine
Je vais te donner de l'eau
Avec mon p'tit seau
Oh oh oh
Oh ma jolie petite graine
Je voudrais que tu deviennes
Un arbre à bonbons
Voudrais que tu deviennes
Un arbre à boutons
Oh oh oh oh
Refrain
(Un nuage voit Germaine, et lui dit :)
Oh ma pauvre petite graine
Je vais te donner de l'eau
En tombant de haut
Oh oh oh
Oh ma jolie petite graine
Quand l'orage me fait peur
Je crie et je pleure
Quand le ciel devient gris
Je me change en pluie
Oh oh oh oh
Merci tous mes amis
De m'avoir aidée
Merci, c'est très gentil
J'vais pouvoir pousser
chanson écrite par les enfants de la classe de Krystel François, grande section à l'école maternelle Les Bourguignons, Ezanville (95)
Tout l'inverse de notre passage à Dreux le mois dernier : ce soir c'était petite salle, petit comité, ambiance
recueillie, rires contenus, public très à l'écoute... (ce qui ne veut pas dire que le public de Dreux n'écoutait pas, mais qu'il était beaucoup plus expressif en tout cas...).
Comme de coutume, puisque notre décor est ainsi conçu, nous avions là aussi trimballé nos ballots de paille. Seb avait même amené sa batterie, malgré la taille de la salle. Des réglages son vite
faits, vu qu'on jouait en acoustique, et quelques réglages lumières rapides également.
C'est la première saison, la première programmation, dans ce petit café théâtre, judicieusement appelé le "Caf'Art
Théâtre", par Philippe Castaing, qui gère ce petit lieu. Je l'ai connu il y a quelques années déjà en allant voir ses créations en tant que metteur-en-scène, notamment autour des textes de
Raymond Devos, et bien mieux encore l'an dernier lorsque j'avais commencé à (re)prendre des cours de théâtre. J'étais donc tout content de revenir à St Rémy pour y jouer "Les Gâs..." et que
Philippe puisse voir un peu ce que ses cours ont donné (j'espère ne pas l'avoir déçu !), et ce que je donne en situation de jeu.
La dernière fois qu'on a répété, Emilie n'était pas là, et on s'est un peu laissé aller à quelques idées de mise-en-scène, qui n'ont pas toutes été du goût d'Emilie, par exemple lorsque Seb et
Axel se disputent au début de la toute première chanson, alors que nous sommes sensés être super contents de nous retrouver (en même temps, c'est aussi une preuve qu'on est des potes de longue
date, si on s'engueule au moindre prétexte !).
Dans le public il y avait quelques personnes connues (de moi du moins...), et ça m'a notamment fait plaisir que Denimop, un ami poète, soit
là, d'autant plus que je lui avais fait découvrir Gaston Couté peu de temps auparavant, et qu'il a beaucoup apprécié. Par contre j'aurais vraiment aimé qu'un autre poète du coin soit de la soirée
: Georges Solovieff, vu que c'est lui, il y a environ un an et demi, qui de con côté, m'avait fait découvrir l'auteur en question.
Une représentation des "Gâs qu'ont perdu l'esprit" très intimiste donc, tout en contrastes, et que personnellement j'ai adorée. Merci beaucoup Philippe de nous avoir accueilli, et c'est avec
grand plaisir que nous reviendrons, avec ce spectacle ou un autre d'ailleurs...
"Enseignante en deuil", c'était écrit en blanc sur des brassards noirs que portaient les maîtresses de l'école maternelle Les Bourguignons d'Ezanville. Faut dire qu'elles étaient de ceux qui ont
décidé d'aller tout de même s'occuper de leurs élèves, malgré le fait que c'est jour de grève national, pour protester contre les nouvelles réformes qui seront imposées l'année prochaine. C'est
bien sûr pour les enfants qu'elles avaient maintenu cette journée un peu spéciale : des classes de plusieurs écoles maternelles de la ville et de celle d'Ecouen se retrouvaient pour chanter
chacune leur tour devant les autres leur répertoire de chorale. Une initiative très enthousiasmante, à laquelle je n'ai pu que dire oui lorsqu'elles m'ont proposé de venir assurer la deuxième
partie du spectacle, pour récompenser les enfants d'avoir bien chanté !
En fait c'est Tacotin qui devait monter sur scène, mais ce gros fainéant, à peine assis sur sa chaise, s'est endormi, et me voilà parti pour le tour de chant habituel des "Rêves en-chantés" en
solo, sans Imed. Evidemment, les enfants ont voulu plusieurs fois réveiller Tacotin. Et c'était chaque fois de grands éclats de rire, et pas mal de commentaires qui me faisaient bien rire moi
aussi, sans parler des parents et des instit' !
Ca n'arrive pas souvent, mais je suis toujorus sidéré quand tout à coup, alors que je commence une chanson, je vois les enfants se mettre à chanter à tue-tête, parce qu'il la connaisse déjà par
coeur. Aujourd'hui ce fut le cas avec "La faim du Père Noël", que certains avaient déjà apprise l'an dernier, et "Dans ma rue" à leur répertoire cette année. D'ailleurs faut toujours que je fasse
très attention dans ces cas-là, à ne pas inverser les couplets, comme ça m'arrive parfois, et à faire exactement la version du disque, au risque de me faire huer !
Je pense que "Neige du printemps" aurait eu tout autant de succès, mais je n'ai pas eu le temps de la chanter, Tacotin ayant été bien trop bavard aujourd'hui.
En tout cas un gros bravo à tous les enfants, qui ont super bien chanté, et m'ont moi aussi enchanté, notamment ceux de lécole des Bourguignons qui ont si bien interprété "Dans mon jardin"
(pourtant pas facile pour des maternelles) que j'en avais des frissons partout...
Merci Krystel.
C'est le Cercle Laïque de Dreux qui nous a invités à venir présenter notre spectacle "Les gâs qu'ont perdu
l'esprit", et on peut dire qu'ils avaient fait les choses bien...
Sur la scène étaient déjà installées deux bonnes douzaines de bottes de paille en guise de décor, qu'Axel et Seb ont arrangés, le temps que j'arrive en retard... Emilie n'ayant pas pu venir,
c'est le régisseur de la salle qui s'est occupé de nous mettre en lumière, et il n'a pas pris ça a la légère : pointilleux, sérieux, et parfaitement à l'écoute de ce qu'on lui demandait, alors
que, m'a-t-il confié par la suite, il n'avait pas été emballé à l'écoute de certains interprètes de Gaston Couté qu'on lui avait soumis, mais qu'en nous découvrant en train de faire les balances,
ça l'avait carrément emballé...
Seul bémol : le son. Une sono pas vraiment adaptée à nos besoins, ce qui fait qu'après une bonne heure d'essais, trop de larsen et un son des plus désagréables, j'ai décidé d'abandonner. On
allait chanter sans être repris, tant pis, en espérant que la salle ne soit pas remplie...
Jean-Pierre Lesage et les autres organisateurs ne savaient d'ailleurs pas du tout à quoi s'attendre en terme de public car c'était une première pour eux, mais il y a quand même eu une bonne
soixantaine de personnes qui sont venues, accueillies aussi bien que nous. Un petit programme avec la liste des textes était même distribué à l'entrée.
Une fois la scène, le son et la lumière prêts, nous pensions avoir un petit temps de répi pour se préparer, mais non : voilà trois correspondants de la presse locale qui débarquent dans la loge,
l'un après l'autre ! Une vraie conférence de presse ! Un peu stressante toutefois, car il a presque fallu que le régisseur les mette dehors pour qu'on puisse commencer...
C'est d'ailleurs Jean-Pierre qui a tenu à prendre la parole avant notre entrée en scène, pour présenter le spectacle mais aussi pour dire un poème de Gaston Couté, "Le printemps", toujours
d'actualité, vraiment poignant, et qui se termine ainsi :
O gouvernants bourgeois à la poigne cruelle
Emprisonnez les gens, faites en des martyrs,
Tuez si ça vous plaît toutes les hirondelles,
Vous n'empêcherez pas le printemps de venir
Et puis hop, c'est parti !... Nous sommes vite surpris par le fait qu'à la fin de chaque texte ou chanson le public applaudi, ce qui n'est pas commun car le spectacle est conçu comme un
enchaînement, mais après tout, hein, on ne va pas bouder notre plaisir. Beaucoup de réactions et de rires de la part des spectateurs, d'ailleurs, et on sent bien que plusieurs personnes
connaissent le poète.
Le spectacle nous paraît toujours filer à toute vitesse, et quand le dernier texte arrive on se dit "déjà ?". Le public doit ressentir la même chose, qui nous en redemande... sauf qu'on n'en
a plus ! Et puis c'est une ovation : les gens se lèvent en n'en finissent plus d'applaudir ! On n'avait jamais eu droit à ça et je dois dire que ça fait quelque chose ! Un moment rare et
intense.
Ca a donc plus, apparemment, même aux spécialistes de Couté, et il y en a bel et bien dans la salle, dont l'organisateur de la Nuit Gaston Couté, une sorte de festival autour du poète qui se tient tous les ans dans la ville où est né le poète. Il nous invite cordialement à venir jouer lors de la
prochaine édition.
Rendez-vous donc le 27 septembre prochain à Meung-sur-Loire dans le Loiret !
Un immense merci à Jean-Pierre Lesage pour nous avoir accordé sa confiance...
Avec l'aide
de Charlotte et Krystel, les enfants passent à l'étape finale : le costume. On fixe tout d'abord la tête sur un manche à balai ou un tube de PVC, puis on rajoute un cintre pour donner la forme des
épaules. Et enfin les marionnettes peuvent enfiler leurs vêtements : vieux pulls ou belles robes, chapeaux, écharpes, rien n'est laissé au hasard et tout dépend du personnage, s'il s'agit d'une
princesse ou d'un paysan...

Sur la
scène de la salle Messidor, c'est l'effervescence. Comme toutes les marionnettes ne sont pas encore prêtes, on répète avec celles qu'on a sous la main. Thierry, qui n'a pas de mémoire, est le seul
à avoir le texte sous les yeux, pour vérifier que rien n'est oublié ; les enfants eux ne peuvent compter que sur leur mémoire !
Aujourd'hui les marionnettes ont pris des couleurs ! Après la couche de blanc uniforme, on choisit la couleur de peau, en quelque sorte. L'une sera rose, l'autre crème, orange, ou
même verte ! Une fois la peau sèche, on s'attaque aux yeux, narines, paumettes, bref tout ce qui va créer la personnalité de la marionnette.

Celui-là
a même quelques boutons blancs, normal : il est malade !
Côté conte, pas de photo (pas le temps !) mais beaucoup de répétitions de scènes... sur scène ! Car ce qu'il faut également mémoriser, en plus du texte, c'est l'ordre d'apparition des personnages
et les déplacements.
Donc on répète, on répète, on se trompe, on recommence... On oublie une réplique une fois, pas la fois suivante... On oublie d'entrer en scène, ou bien on arrive au moment où on ne devrait pas...
On recommence, on apprend. Les narrateurs reprennent plusieurs fois leurs tirades. C'est long, c'est fatiguant... mais ça rentre ! Et puis il ne faut pas oublier que demain... c'est le grand jour
!
5ème jour
Germaine a besoin d'eau - chanson écrite par les élèves de la classe de Krystel François, école Les Bourguignons à Ezanville
Dans mon jardin - par la Chorale de Toutes les Couleurs, école Les Bourguignons, Ezanville, le 14 juin
Hector - avec les élèves d'éveil musical de Musique Pour Tous, le 17 juin
Dans ma rue - en concert à Etampes, le 13 avril
Chewing-gum - en concert à Etampes, le 13 avril
Bubulle - en concert à Evry, le 16 mar
Dans mon jardin - en concert à Evry, le 16 mar
La faim du Père Noël - en concert à Evry, le 16 mar
Sur Aligre FM - le 18 janvier